Renaturation du cours d’eau du Gabasset

Situé sur les communes de Coudures et Aubagnan, le cours d’eau du Gabasset a été recalibré et son profil redressé lors des travaux de remembrement agricole dans les années 80.

D’une section d’écoulement très large, il en résultait de très faibles vitesses d’écoulement en été et un fort colmatage.

Objectifs des travaux effectués :

  • Rétablir une dynamique naturelle avec des faciès d’écoulement diversifiés
  • Restaurer des milieux aquatiques source d’habitats écologiques 

Coût total et financement du projet : 171 400 € HT

  • Agence de l’Eau Adour Garonne : 30%
  • Département des Landes : 30 %
  • Région Nouvelle-Aquitaine : 20 %

État initial

État après travaux – Banquette végétale en boudins d’hélophytes

Les travaux ont consisté à recréer un chenal d’écoulement ainsi qu’à dessiner des méandres dans la surlargeur du lit actuel. Pour ce faire, des banquettes en boudins d’hélophytes ou en fascines de saules ont été posées de manière alternée sur un linéaire de 850 mètres. Des épis déflecteurs en fascines de saules ont été posés sur 150 mètres.

Des travaux de plantations ont également permis de reconstituer la ripisylve sur les deux berges.

Un linéaire total de 2,5 km de berges a été replanté.

Avant travaux, des levés topographiques ont été réalisés ainsi que des relevés dans le cadre du protocole CarHyCE. Sur l’aval des travaux, le ruisseau retrouve un caractère naturel. En croisant les caractéristiques du ruisseau sur l’aval et les données CarHyCE, les dimensions des banquettes ainsi que leurs positions ont pu être déterminées.

Un ensemble de photos, y compris par drone, complète l’état des lieux.

Informations sur les aspects administratifs et réglementaires

Ces aménagements ont été déclarés d’intérêt général par arrêté préfectoral.

Une procédure de déclaration a été réalisée sous le couvert de la rubrique 3.3.5.0.

Étant sur un cours d’eau non domanial, l’accord des propriétaires et exploitants a été formalisé par une convention. Celle-ci cadre, notamment, l’entretien des plantations qui incombe au SGLB pendant 3 ans puis aux propriétaires-riverains et/ou exploitants.

Pendant les travaux, de fortes précipitations ont stoppé temporairement leurs avancements. Mais cette modeste augmentation du débit a permis de se rendre compte de l’efficacité des aménagements. En effet, le colmatage avait disparu sur plusieurs zones du ruisseau laissant apparaitre une granulométrie plus grossière.

À noter qu’aucune recharge granulométrique n’a été réalisée.

Suivi mis en place :

En complément d’un suivi hydromorphologique dans le cadre du protocole CarHyCE, un inventaire I2M2 a été effectué par un bureau d’étude, avant et après travaux sur 3 points de prélèvements différents.

Trois mois après travaux, la présence de certaines espèces parmi les plus polluosensibles (Perlodidae et Nemouridae) absents sur la première campagne de prélèvement montre déjà qu’une amélioration de la qualité du milieu aquatique est en cours.

Pour aller plus loin :

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